19/11/2007

19/11/07 - 23:43

Ce soir, dans le métro, ligne 14. Un geste, un seul, je raye son nom de ma liste téléphonique. Je le mets hors de moi, totalement. Je me défais de l'attente de lui.

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L'histoire de ma vie n'existe pas. ça n'existe pas. Il n'y a jamais de centre. Pas de chemin, pas de ligne. Il y a de vastes endroits où l'on fait croire qu'il y avait quelqu'un, ce n'est pas vrai il n'y avait personne. Je n'ai jamais écrit, croyant le faire, je n'ai jamais aimé, croyant aimer, je n'ai jamais rien fait qu'attendre devant la porte fermée. Je me suis dit qu'on écrivait toujours sur le corps mort du monde et, de même, sur le corps mort de l'amour. Marguerite DURAS